Quand la chaleur d’échappement fait économiser 5% de carburant
Un prototype d’une Golf Plus du constructeur allemand Volkswagen récupère la chaleur dégagée par le pot d’échappement pour la convertir en électricité. Chiffres à l’appui, ce dispositif permet d’économiser 5% de consommation.
Environ un tiers de l’énergie délivrée par le carburant dans un moteur thermique classique est utilisé pour faire avancer la voiture. Le reste est « perdu » et dissipé de différentes formes, surtout en énergie thermique.
Partant de ce postulat, les constructeurs automobiles ont eu l’idée de récupérer cette chaleur générée par les gaz d’échappement et la transformer en énergie pour économiser de l’essence. Une idée sur laquelle travaille BMW depuis plusieurs mois mais sur laquelle avance également Volkswagen comme l’indique le site de l’International Thermoelectric Society. Le constructeur allemand dispose même d’un prototype de Golf Plus équipé d’un générateur thermoélectrique capable de créer via cette chaleur une puissance électrique de 600 watts lorsque le véhicule roule sur autoroute.
Cette forme d’hybridation n’aide pas le moteur thermique à tracter les roues de la voiture mais permet de couvrir 30% des besoins électriques, comme la climatisation, les vitres électriques et l’allumage des feux, etc. De quoi économiser jusqu’à 5% de carburant. Mais aussi de quoi recharger les batteries d’un véhicule hybride pour accroitre son autonomie électrique.
Ce processus thermoélectrique qui utilise des éléments semi-conducteurs était jusqu’ici utilisé par des industries de pointe, notamment dans l’aérospatiale. Les récents progrès en terme de rendement et d’encombrement du dispositif lui ouvre désormais les portes de l’automobile.
Si Volkswagen n’a pas encore communiqué quant à une éventuelle arrivée de cette technologie sur ses modèles, BMW prévoit de l’intégrer dans l’équipement de sa future Série 5.
La F1 lève le voile sur ses évolutions techniques pour la saison 2009

Kinetic Energy Recovery System
C’est sur le blog bsaracing qu’une vidéo (Red Bull RB5 – 2009) qui détaille les modifications du règlement technique de F1 pour la saison 2009 qui débutera dans quelques semaines.
Le KERS (Kinetic Energy Recovery System) est un nouveau dispositif qui permet la récupération d’énergie lors des phases de freinage, et la restitue sous forme de puissance supplémentaire pour un maximum 60 kW, soit environ 80 CV supplémentaires et de 6 secondes par tour.
Le freinage dynamique est le fait d’utiliser la motorisation d’un véhicule en génératrice pour réduire sa vitesse. L’énergie capturée peut alors soit être stockée ou transmise à d’autres véhicules (freinage par récupération ou freinage régénératif), soit être dissipée sous forme de chaleur (dans le cas de l’énergie électrique, c’est le freinage rhéostatique).
La FIA a autorisé l’utilisation de « Systèmes à récupération d’énergie cinétique » (en anglais : Kinetic Energy Recovery Systems ou KERS) de 60 kW, dans les règlements de la saison 2009 de Formule 1.
L’automobile Club de l’Ouest, organisateur des 24 Heures du Mans et des Le Mans Series, est en train d’étudier l’introduction de règles spécifiques pour les LMP1 qui pourraient être équipés de système à récupération d’énergie cinétique.
Photos officielles de l’Audi R8 5,2 FSI Quattro
Elle avait échappé à ses geôliers durant le week-end, elle est officielle maintenant. L’Audi R8 5.2 FSI quattro, c’est ainsi que ses pères la nomment, sera dévoilée physiquement lors du salon de Détroit en janvier.
La R8 « classique » dispose déjà d’un V8 de 420 ch, mais Audi a estimé qu’une R8 à moteur V10 était indispensable et ce, même si le groupe possède déjà d’une Lamborghini Gallardo dans ses catalogues. L’italienne qui a vu sa puissance grimper à 560 ch est mise en concurrence directe avec la R8 V10 (à 90°) dont la puissance est proche des Gallardo Superleggera.
Cette 5.2 FSI est la version route de la LMS Quattro qui va bientôt débuter en Endurance. Forte de ses 525 ch à 8000tr/mn (100.9 ch/l) et ses 530 Nm de couple à 6500 tr/mn, les 1620 kg (3.09 kg/ch et seulement 31 kg de plus que la V8) de ce missile annonce des chiffres éloquents: le 0 à 100 km/h en 3.9s, 8.1s plus tard les 200 km/h sont atteints pour une vitesse de pointe de 316 km/h.
La consommation en cycle mixte de 13.7l au 100 km annoncée avec la boîte R Tronic reste maitrisée.
Audi a abaissé le centre de gravité pour gagner en équilibre grâce à l’adoption d’un carter sec (moteur placé plus bas dans le châssis). La puissance est transmise aux quatre roues par l’intermédiaire d’une boîte manuelle à 6 rapports, ou si votre budget le permet (!), d’une boîte robotisée R tronic. La R8 5.2 FSi est équipée d’une boîte manuelle 6 rapport ou de la séquentielle robotisée R Tronic en option. Pour les déçus de la GT-R, Audi précise qu’il y aura un launch control « véhément » !
La R8 V10 prendrait jusqu’à 1.2G en latéral tandis que sa répartition des masses 44/56 est jugée idéale. Les nouvelles jantes exclusives sont en 19 pouces et les chaussettes en 235/35 devant et 295/30 derrière.
L’Audi Magnetic Ride est toujours là pour assurer la suspension de l’engin, des étriers 8 pistons font leur apparition devant (4 derrière) afin de mordre avec hargne les disques de 380mm (356 derrière). Le carbone-céramique reste une option.
Pour le reste, cette version V10 diffère peu de sa sœur à moteur V8. On remarque néanmoins les jantes 19 pouces à 10 branches, la calandre à inserts chromés et la double sortie d’échappement (contre quatre précédemment).
Si vous avez 142.400 euros, elle est à vous.




























